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Publications de papiers de recherche.

Façonner des répliques : mauvais procédé ou bon processus ?

Dans cette vidéo, je discute de la question des répliques destinées à interpréter le son des vestiges de flûtes archéologiques.

Ces répliques peuvent être manufacturées ou passées en impression 3D, et le procédé autant que le processus posent question. Des expériences sont menées, utilisant le savoir-faire acquis durant une année d’apprentissage auprès d’un artisan, ainsi que les outils statistiques.

Quels en sont les limites et le potentiel ?

Compte-rendu des expériences.

Vidéo en anglais.

 

Résumé de la conférence à l’IRCAM, colloque organisé par l’IFAO.

Archaeological flutes, as sound artifacts, both stand in material and immaterial culture. They are made of tremendous subtleties that archaeologists have a hard time to understand while these are craftsmen’s everyday life. These subtleties are the link between material (rough material, tools, gestures) and immaterial (sounds, music, timber, uses) issues. They are the reason why archaeology cannot study ancient sound instruments on its own. A one-year insight experience of apprenticeship alongside a traditional-flute-maker (Jean-Daniel Talma, ElBock workshop) in 2014-2015 was a way to demonstrate that archaeomusicological research has everything to gain when merged with handcrafting. As a new way to practice archaeological studies, “crafting-archaeology” is offering new epistemological and methodological questions, revealing shortcomings or weaknesses in past and actual sound interpretations, giving clues to improve studying methods, and bringing us to consider a “sound-archaeology” rather than a “music-archaeology”. When crafting sounds out of a flute becomes clear and almost natural, changes appear in our way to look, apprehend and understand those instruments. These changes result from the transformation from a quantitative to a qualitative approach.
More than raising new questions, handcrafting is also offering new perspectives in sound archaeology research: it questions our way to think, the consciousness we have of our subjects and even our scholar process. Following craftsmen’s know-how’s teachings in a new qualitative approach, we could even find a new field of application by using recent technological breakthroughs in the 3D industry through a 3D scanning-reconstructing-and-printing protocol.

Prochaine publication : archéologie du son et transmission

Les actes du colloque en ligne :

« L’archéologie du son : transmettre les connaissances et les savoirs-faire de la France paléolithique à la France médiévale »

Voici le titre d’une conférence que je donnai en novembre 2014 dans le cadre des Journées de Musiques Anciennes à Vanves. Le thème du colloque, « Musiques et transmissions« , fut l’occasion de porter un regard critique sur les méthodes et la perception de l’archéomusicologie, notamment à travers le prisme d’une véritable rencontre entre artisanat et recherche.

 

Comment envisage-t-on les flûtes archéologiques dans la recherche actuelle ?

Trop longtemps ont-elles été perçues comme de simples objets à caractère instrumental et musical. Elles furent photographiées, dessinées, et même parfois jouées sur modèles répliqués ou sur l’objet archéologique lui-même. Mais qu’en est-il de leur nature profondément sonore et artisanale, ancrée à la fois dans la culture matérielle et immatérielle ?

Les flûtes sont la trace matérielle d’un choix immatériel.

Les Hommes du passé ont choisi et sculpté leurs sons. Comment, dès lors, ignorer l’apport du savoir-faire ?

 

Artisan et chercheur ?

C’est la piste principale de ma thèse :

Que peut apporter, concrètement, le savoir-faire artisanal à la recherche archéomusicale dans l’étude des flûtes et sifflets archéologiques ?

Les quelques mois qui se sont écoulés dans ce cadre de vie et de recherche ont d’ores et déjà transformé mon regard, et invitent à reconsidérer la notion « d’archéologie musicale » pour lui préférer celle « d’archéologie du son » …

 

Liens :

Les actes du colloque devraient paraître en ligne prochainement, incluant l’article correspondant à cette conférence.

 

Les « Poules sifflantes gallo-romaines » : sifflets ? figurines ?

Publié en automne 2014 :

Cette publication fait suite à une intervention au cours d’un colloque de 2013, lors duquel j’ai pu exposer une étude concernant un petit lot de curieux objets : des « poules » (ou, pour être moins subjectif, des figurines aviformes) en terre cuite conservées au MAN de St-Germain-en-Laye. Cinq d’entre elles sont présentées en vitrines, les autres sont dans les réserves.

 

Les « Poules gallo-romaines » : Anecdote instrumentale et sociale d’une ancienne collection du Musée d’Archéologie Nationale de St-Germain-en-Laye (78)

 

Leurs particularités :

Poule sifflante

« Poule » ? « Sifflet » ? L’objet sifflet, mais rien n’est moins sûr !

Elles sont creuses, et deux perforations permettent d’accéder à la cavité de leur ventre (une à la tête, et une sur le dos). Ce sont ces perforations qui en font des objets acoustiquement fonctionnels, les faisant ainsi sortir du rang de « simples figurines » et entrer dans la catégorie des « objets sonores« .

 

Elles présentent une finition variée : lissée puis peintes, ou plus sommairement gravées. Tantôt elles dénotent d’une attention particulière à effacer un maximum de traces de façonnage, tantôt elles font montre d’une rusticité flagrante.

 

De nombreuses questions se posent…

 

 

Liens :

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