La Nuit 2020: vendredi 27 novembre à Dijon

La Nuit Européenne des Chercheur.e.s 2020 propose trois activités (cf. programme) autour de notre thème « Petits secrets Nocturnes »:

  • un webdocumentaire vous permettant une balade dans les dispositifs de la nuit à la rencontre de 12 chercheurs, disponible ici,
  • un « speed searching » national, sur inscription, pour dialoguer avec trois chercheurs surprise lors de séquences de 8 minutes chrono,
  • une émission TV, en direct via ce lien, de 20h30 à 21h45, le vendredi 27, avec des chercheurs de la nuit, dans un décors étonnant et répondant à vos questions, sur la chaine YouTube de la Nuit Européenne des Chercheurs à Dijon.

Cf. Programme 2020 pour plus de précisions

Visuel de la Nuit 2020

 

Les chercheurs invités de l’émission TV 2020

Emmanuelle Vennin, géologue au laboratoire Biogéosciences

Emmanuelle étudie des roches sédimentaires capables de piéger de l’arsenic (voir sa vidéo réalisée pour le webdocumentaire de notre Nuit des Chercheurs)

 

Frédéric Debeaufort, chercheur en sciences des aliments au laboratoire « Procédés Alimentaires et Microbiologiques »

Ses travaux portent sur des bio-emballages, fabriqués – par exemple – avec des “déchets” de crevettes…

 

Pierre Deffontaines, sociologue au « Centre d’Economie et de Sociologie appliquées à l’Agriculture et aux Espaces Ruraux »

Pierre est allé étudier le monde du travail dans les campagnes ukrainiennes.  

 

Alexandra Laurent, professeur de psychologie clinique et psychopathologie à l’université de Bourgogne et psychologue clinicienne en réanimation chirurgicale au CHU de Dijon.

Elle réalise une étude sur l’impact psychologique de la crise sanitaire actuelle sur les professionnels de réanimation en France. 

 

Corinne Leloup, biologiste au Centre des Sciences du Goût et de l’alimentation

Elle étudie des neurones du cerveau qui détectent le sucre dans notre corps, et leur lien avec le développement précoce du diabète. 

 

Pierre-Emmanuel Courty, biologiste à l’INRAe

Spécialiste des mycorhizes, il vient de réaliser une enquête sur la truffe de Bourgogne…

 

Olivier Jacquet, historien au Centre Georges Chevrier et à l’Institut Universitaire de la Vigne et du Vin

Spécialisé dans l’histoire et la sociologie de la vigne et du vin, il va chambouler nos croyances en fin d’émission !

Chercheurs dijonnais participant au speed-searching de la Nuit 2020

Kaat Philippe, doctorante en Psychologie au Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation, à Dijon.

Kaat étudie les liens entre les comportements alimentaires des jeunes enfants et les pratiques éducatives des parents en matière d’alimentation. Elle a notamment réalisé une étude sur l’alimentation des jeunes enfants pendant le confinement du printemps dernier.

Clémentine Durand-Bessart, doctorante en Ecologie au laboratoire Biogéosciences, à l’université de Bourgogne

Clémentine cherche à découvrir quels animaux mangent quels fruits dans les forêts tropicales africaines. Pour cela, elle a compilé beaucoup d’études scientifiques déjà existantes et elle est partie au Gabon interroger les populations qui vivent sur place.

Lucile Girard, jeune chercheuse en Sociologie au Centre Georges Chevrier de l’université de Bourgogne

Lucile étudie les parcours professionnels infirmiers, en réalisant des entretiens. Son but est de comprendre comment certaines personnes s’engagent dans la profession infirmière.

Morgane Dubied, doctorante en Paléontologie au laboratoire Biogéosciences, à l’université de Bourgogne

Morgane s’intéresse à la forme des crânes de rongeurs, pour découvrir si toutes les espèces de rongeurs ont la même forme de crâne à la naissance. Elle essaye aussi de comprendre la manière dont les rongeurs obtiennent leur crâne adulte.

Cécile Jacques, doctorante en Agroécologie à l’INRAe de Dijon

Cécile travaille dans une équipe spécialisée dans la culture du pois. Elle compare les stratégies que développe cette plante si elle manque d’eau au début ou à la fin de sa croissance.

Giulia Lelli, doctorante en Philosophie à l’université de Lyon et chargée d’enseignement à l’université de Bourgogne.

Giulia s’intéresse à la manière dont les morts continuent d’exister dans nos mémoires et à travers les productions qu’ils ont laissé. Pour cela, elle réalise notamment des entretiens et analyse des journaux de deuil.

Karine Montabord, doctorante en Histoire de l’Art à l’université de Bourgogne

Karine cherche à déterminer le rôle accordé à la danse dans le mouvement intellectuel et artistique Dada, au début du XXème siècle. Elle étudie notamment comment la présence de danseur·euse·s et chorégraphes dans les cercles d’artistes a pu influencer la production artistique des dadaïstes.

Lenny Boquet, doctorant en Archéologie à l’université d’Amiens, basé à Dijon

A partir d’analyses d’os humains découverts sur des sites de fouilles archéologiques, Lenny compare l’état de santé des personnes qui ont vécu en ville ou à la campagne il y a 400 ans.

Théo Accogli, doctorant en Biologie-santé dans le laboratoire INSERM « Lipides – Nutrition – Cancer » à Dijon

Théo cherche à renforcer notre système immunitaire pour mieux détecter les cancers : en aidant certaines cellules à repérer les cellules cancéreuses cachées dans notre corps, cela pourrait en alerter d’autres pour détruire le cancer.

L’invité 2019 : Grégoire Courtine

Grégoire et David, patient s’entraînant pour remarcher…

Grégoire Courtine, chercheur en neurosciences à Lausanne et ancien doctorant dijonnais, a réalisé en 2017 un exploit avec son équipe : faire remarcher des personnes atteintes de lésions de la moelle épinière.
Découvrez l’histoire de cette incroyable aventure humaine et scientifique à l’occasion de deux conférences :
A 15h – amphithéâtre Galilée : conférence de Grégoire Courtine.
Gratuit sur inscription à cette adresse : sophie.fallot@u-bourgogne.fr
A 22h30 – amphithéâtre Roupnel : projection de large extraits du film « Remarcher » de Jean-François Desmarchelier, sur l’aventure de Grégoire Courtine et son patient David M’Zee, entrecoupé et suivi d’échanges avec Grégoire Courtine et Jean-François Desmarchelier.


Gratuit, sur inscription sur place.
Deux chercheurs et une physiothérapeute de l’équipe de Lausanne seront également présents à la Maison des Sciences de l’Homme de 18h à 22h30 pour raconter leurs recherches dans une salle spécialement dédiée à leurs investigations…

En attendant, découvrez deux chroniques « Mes histoires de Chercheurs » de L. Maillot. L’une « Ils remarchent » retrace une histoire personnelle de Grégoire, l’autre « Jef et remarcher » vous présente les atouts du film « Remarcher » qui sera présenté vendredi à 22h30…

Lien vers la chronique

Découvrez aussi l’histoire de Grégoire Courtine sur le site du journal Le Monde.

 

 

 

L’ADN des parchemins médiévaux

L’enquête a commencé aux archives de la ville de Dijon. Martine Clouzot, historienne, a pour quotidien de se rendre dans ce bâtiment. Elle y scrute d’anciens parchemins et en analyse les textes. Au fil des enquêtes, elle n’a pu que remarquer la diversité de ce support d’écriture particulier. Issus de la transformation de peaux animales, les parchemins ont des apparences différentes en fonction de l’espèce dont ils sont fait. Ceci est bien connu des historiens, mais Martine veut mener son investigation plus loin et contacte un généticien ayant déjà fait des analyses ADN sur des parchemins.

C’est lors d’une présentation durant une réunion que Martine fait la connaissance de Éric Bourillot et Éric Lesniewska, chercheurs en nanosciences.  Ces derniers manifestent un intérêt pour ces travaux : ils développent justement des méthodes d’analyses qui pourraient aider Martine. Mais, ces parchemins constituent des défis inédits pour les chercheurs en nanosciences car ils doivent concevoir de nouveaux appareils. L’enjeu est de taille mais on ne doute plus qu’il éclairera les investigations de Martine. L’infiniment petit ouvre une nouvelle voie vers le passé.

Parchemin en vélin (peau de veau mort-né) ©Bnf

Le 27/09, sous la tente « Scène de Recherche » de Martine, Éric et Éric, autour d’une peau de « chèvre–parchemin » accompagnée de microscopes futuristes, venez découvrir comment des disciplines si différentes s’associent et s’enrichissent mutuellement !

Marion Foucher

Enquête sous fleuve…

Signalement : Femme, localisation complexe : Université de Bourgogne à Dijon, Iéna ou Mayence en Allemagne… et surtout bords et fonds des fleuves…

Marion aurait tout d’abord jeté son dévolu sur la pierre médiévale, enquêtant sur l’architecture et le bâti. Depuis, elle tente de démêler un écheveau d’indices sur les formes de commerce dans les sociétés anciennes, notamment autour d’un nœud dans les réseaux d’échanges : les ports fluviaux. Bien des surprises et beaucoup de pierres destinées à l’architecture, les tombes ou la meunerie sont passées par les fleuves. Dernièrement, avec ses collègues, Marion a fouillé une épave de bateau dans le lit de la Loire. Naufragé au 15esiècle, ce navire à fond plat, transporteur de pierres, ouvre une porte nouvelle dans la compréhension du passé. Marion vous laissera peut-être regarder par le trou de la serrure !

 

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